Les riches Bourgeois et Nobles de la Vieille Ville de Nice au bas Moyen-âge


105bergère

En 1246, Charles I° d’Anjou frère du Roi de France en épousant la fille du Comte de Provence plaçait Nice sous la coupe des Angevins de 1246 à 1388.
Après un séjour aux Croisades avec Saint Louis et une captivité de 8 mois dans les géoles arabes Charles prenait Marseille et établissait un état de ses biens. Ainsi en 1252 une « enquête »listait les possessions du Comté Niçois au milieu du XIII° siècle (document tres important).
On y relevait les noms des grands propriétaires et ceux des grandes familles niçoises que l’ont retrouvera ensuite au cours des siècles, dont : les Fulconis, les Maurel, les Chabaudi, les Caïs, les Badat, les Raimbaudi, les Bermond, les Auberti, les Giraut, les Olivari, etc…
Il a pu être établi par Edouard Baratier dans « la population du Comté de Nice au commencement du XIV° siècle » que la ville de Nice vers 1340 devait comprendre 9500 habitants environ.
Avec Charles I° et Charles II d’Anjou, le comté de Nice hérita de bons administrateurs, de grands bâtisseurs , des « humanistes » avant l’heure et des conquérants qui ne sacrifièrent pas les populations à leurs rêves d’expansion.
Justement en ce qui concerne l’expansion, le royaume d’Anjou conquit celui de Naples, celui d’Albanie, et gouverna un temps le royaume de Jérusalem, peut être que ce dernier titre explique la tolérance de Charles II envers les juifs de Nice puisqu’il rétablit l’exercice de la médecine et autres privilèges aux juifs de Provence, s’opposant ainsi contre l’antisémitisme de Philippe le Bel son cousin.
Malheureusement la lignée d’Anjou déclina avec l’avènement de la reine Jeanne. La ville de Nice s’était relevée de la peste, la richesse commençait à affluer avec la création de nouveaux quartiers marchands dans la ville vieille favorisant le développement d’une riche bourgeoisie à la fin du Moyen-âge. La population de Nice jouissait par ailleurs d’une grande liberté de mouvements et fut par la suite épargnée par les guerres de religions.
La montée en puissance des riches familles niçoises trouve son apothéose dans leur rôle primordial lors de l’annexion de Nice par la Savoie le 28.9.1388 dans un acte signé au Monastère de Saint Pons.
C’est en effet le travail de sappe pratiqué par Jean Grimaldi Sire de Beuil et les bourgeois de la ville qui amena Amédèe VII de Savoie à prendre en charge le comté niçois.
Après l’élection par un conseil de quarante notables les quatre « syndics » Giraut Rocamaura, Antoine Blaise, Louis Talon et Jouan Taillefer signèrent le protectorat de Nice avec le Comte de Savoie.
Ainsi comme l’écrit Henri Menabrea dans son « histoire de Savoie » : « l’annexion de Nice augmentait singulièrement le domaine des Savoyards : ils avaient enfin un petit port, fenêtre ouverte sur le monde méditerranéen ; du lac de Genève à la mer, personne ne pouvait plus franchir les Alpes sans avoir à passer chez eux ». Plus qu’une charte octroyée par un suzerain c’est un « contrat » entre un souverain et un consulat organisé autonome (à laquelle finalement la noblesse niçoise s’était abstenue de figurer, mettant en avant le rôle des Bourgeois). Par cet acte la bourgeoisie mercantile nissarte crée sa propre prospérité commerciale en opposition à Marseille et Gênes, et choisit son propre destin.

Danse-au-Moyen-Âge

 

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