Le partage des eaux de Alejo Carpentier (Cuba)


Le partage des eaux

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[Los pasos perdidos]

Première parution en 1955

Résumé rapide :

L’auteur :
Alejo Carpentier y Valmont est un écrivain cubain né à Lausanne le 26 décembre 1904 et mort à Paris le 24 avril 1980. Romancier, essayiste, musicologue, il a profondément influencé la littérature latino-américaine
Alejo Carpentier est célèbre pour son style baroque et sa théorie du real maravilloso. Ses œuvres les plus connues en France comprennent Le Siècle des Lumières (1962), La Guerre du Temps (1967), Concert baroque (1974). Son premier roman, Ecue-yamba-o! (1933), est d’inspiration afro-cubaine
De son sejour au Venezuela de 1945 à 1959 il ramènera la trame de son roman « le partage des eaux » de 1953..
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Son oeuvre :
Le Royaume de ce monde (El reino de este mundo, 1949)
Le Partage des eaux (1955) – Prix français du meilleur roman étranger en 1956
Guerre du temps et autre nouvelles (Guerra del tiempo, 1956)
Chasse à l’homme (1958)
Le Siècle des Lumières (El siglo de las luces, 1962)
Le Recours de la méthode (El recurso del método, 1974)
Concert baroque (Concierto barroco, 1974)
La harpe et l’ombre (1979)
La Danse sacrale (1980)
La Musique à Cuba (1985)
Le partage des eaux :
j’en suis au début et il s’est passé une chose bizarre : les premières pages ne m’ayant pas accroché, ce deballage d’ennui risquant d’être communicatif, j’ai repris les commentaires sur ce livre en me disant que peut être devrai-je me rendre directement aux passages concernant la forêt tropicale. Mais entretemps un passage m’a retenu, celui où le Conservateur lui fait entendre un disque d’oiseau, le questionne et où le héros explose de colère, et là j’ai ressenti de l’interet pour le récit de l’auteur, sa langue, ses phrases ont un rythme envoutant
Par moment je devine du Victor Hugo derrière Carpenter, cette faculté d’imprimer un rythme au récit, ce don de la description dans le détail ; ce qui ne serait pas pas étonnant pour un cubain, Hugo est leur livre de chevet, le moindre torcedor de cigares connaît ces livres qu’un lecteur anone au cours du travail à la fabrique.
J’aime bien la presentation de « la capitale » dont l’auteur dit qu’elle pourrait être n’importe laquelle du continent sud-américain, capitale vue d’avion, qui par moments me fait penser à La Havane, ce mélange d’anciennes richesses coloniales et cette pauvreté contemporaine.
Et ce passage bizarre où l’auteur parle « du ver » chargé de tous les maux, à Cuba les opposants politiques sont appelés « guzanos » (les vers), troublant non..?
Comment faire la synthèse d’un récit qui fourmille de centaines de pistes qui mènent chacune au rêve et à l’imagination..?
Je ne puis pour l’instant que jeter quelques impressions de lecture :
j’ai relevé des passages étranges dont celui des réverbères qu’il énumère un par un en les situant comme des ornements d’édifices religieux, civils ou administratifs dans une graduation initiatique.
Son rapport aux femmes égoïste et un rien macho : »aussi me repliai-je sur moi-même bien décidé à jouir seul de tout ce qu’on pourrait voir, oublieux de ma compagne, même si elle sommeillait sur mon épaule en poussant des soupirs pitoyables. »
Les passages sur une révolution suggérèe plus que vécue. Cette suite d’évènements qui progressivement le mène vers la forêt comme un tronc d’arbre au fil d’une rivière. Sa rencontre à un arrêt d’autocar sur une route de montagne avec une femme assise sur une borne, en état d’inanition qui l’implore de ne pas la laisser mourir à nouveau.

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